Autres Millésimes
Caractéristiques des derniers millésimes
1990. Une floraison délicate, un été très sec, toutes les conditions n'étaient apparemment pas réunies pour faire un grand millésime. Les pluies de fin août ont permis à la vigne d'achever la maturation du raisin sous de meilleurs hospices. Ces vins se révèlent comme les plus équilibrés, les plus réussis depuis de nombreuses années sur l'ensemble de la Bourgogne. Une couleur profonde, des tanins présents et opulents, des arômes très concentrés de petits fruits noirs dans leur jeunesse font qu'aujourd'hui ces vins sont d'un parfait équilibre, qui ne saura être perturbé par de nombreuses années de garde encore.

 

 

1991. Un gel printanier a retardé le bon développement de la végétation. La floraison a aussi été perturbée, occasionnant à la fois de la coulure et du millerandage. Le retard consécutif à ces conditions peu favorables a été comblé grâce à un mois de septembre tout-à-fait clément. Souvent austères les premières années, les vins de Bourgogne de ce millésime ont tout d'abord été boudés. Mais après quelques années en bouteille, le lent travail de maturation du vin s'est produit, et ce millésime se révèle depuis 2 ou 3 ans comme un grand millésime, qui réjouira les plus patients.

 

 

1992. Une année généreuse, grâce à de belles conditions climatiques au printemps. La floraison a été perturbée par des pluies. Les mois d'août et septembre ont été très ensoleillées. Les températures sont restées élevées pendant toute la récolte. Grâce à une bonne gestion des rendements, nous avons obtenus des vins délicats, aux tanins très tendres, avec dans leur jeunesse des arômes fruités assez exubérants. Les Crus sont toujours très agréables, présentant aujourd'hui des notes plus complexes et animales.

 

 

1993. Une floraison précoce et rapide, des grains plus ou moins millerands et des orages de grêle caractérisent l'évolution de la vigne cette année-là. Quelques passages pluvieux ont contrarié quelque peu la récolte. Ce millésime complexe demeure très concentré, acide, avec des tanins présents et gras. Cette belle charpente leur promet un bel avenir, et seules les appellations les plus délicates se laissent apprécier dès à présent.

 

 

1994. Une belle année pour la vigne, jusqu'au mois de septembre, au cours duquel la pluie a ralenti la maturité et contrarié l'état sanitaire du raisin. Un tri très rigoureux à dû être mis en place à la parcelle, afin d'éviter la contamination de l'ensemble des grappes. Grâce à des rendements peu élevés, les vins en fin d'élevage étaient finalement assez concentrés, avec une robe intense et des notes fruitées bien développées. Ils sont malgré tout à consommer dans les années qui viennent.

 

 

1995. Année quelque peu tardive dans son départ en végétation, elle est surtout caractérisée par de nombreux raisins millerands, qui sont à l'origine d'une couleur soutenue et de vins très harmonieux. Ce millésime demeure parmi les plus grands de la décennie. La plupart sont à conserver encore quelques années.

 

 

1996. Un temps sec et chaud au moment de la floraison a contribué à l'obtention d'une récolte assez abondante. Une bonne maturité sans surmaturité a été atteinte grâce à un mois de septembre parfaitement sec et ensoleillée. Les raisins présentaient une pellicule particulièrement épaisse, qui a permis d'obtenir des vins possédant de jolis tanins, fins, très bien soutenus par une acidité particulièrement présente, Ils ont une très belle structure de garde, rappelant en cela le millésime 1990. Ils sont actuellement encore assez fermés et peu assouplis, et leur parfait équilibre mérite de les attendre encore plusieurs années.

 

 

1997. Le mois d'août exceptionnellement chaud, après un démarrage en végétation et un développement printanier précoces, a été suivi par des journées sèches et très ensoleillées et des nuits fraîches pendant toute la période de vendanges nous ont permis d'attendre un état de maturité optimal. La récolte parfaitement saine et mûre donne des vins ronds, soyeux, d'une robe profonde, très agréables dans leur jeunesse. Les Crus se conserveront néanmoins plusieurs années.

 

 

1998. Le printemps a alterné des périodes de douceur avec des périodes plus froides ralentissant le développement de la vigne. L'été chaud au moment de la véraison a bien favorisé la maturation, et les quelques pluies du début du mois de septembre ont apporté l'eau nécessaire au bon fonctionnement de la plante. Réguliers dans la qualité quelque soit l'appellation, les vins sont équilibrés, généreux. Certains, les plus charpentés, sont encore un peu timides.

 

 

1999. Un débourrement précoce, suivi de températures plutôt élevées tout au long de la phase de croissance de la vigne ont conduit à un passage de la fleur dans d'excellentes conditions. De ce fait, les grappes présentaient un nombre de baies important. Nous avons donc dû limiter ce rendement pôtentiel par une vendange en vert à la véraison. dès lors, des journées très ensoleillées jusqu'à la vendange ont amené les raisins à parfaite maturité, présentant une teneur en sucres, en acides et en composés phénoliques d'une très grande richesse qualitative.
Les vendanges ont débuté sous le soleil. Quelques passages pluvieux ont nécessité de protéger la vendange, mais la récolte s'est achevée avant que l'eau de pluie ne pénètre dans les baies et ne dilue la matière. Après 15 à 18 jours de cuvaison, les vins ont été entonnés et maintenus à température contrôlée pendant tout l'hiver. Ces vins sont généreux, fruités, structurés, charnus, présentant beaucoup de matière, ce qui présage d'un grand potentiel de garde.

 

 

2000. Un hiver clément a favorisé un débourrement précoce. Cette avance a été conservée jusqu'à la récolte, grâce à un mois de mai et de juin très ensoleillés. Ces conditions climatiques ont tout particulièrement favorisé le passage de la fleur. Les ceps présentaient dans l'été de nombreuses grappes dotées de grosses baies. Nous avons donc procédé à une vendange en vert, afin de favoriser la concentration des constituants au coeur des baies.
A la vendange, la récolte était saine et bien mûre, les baies colorées et peu acides. La vinification a été orientée vers l'obtention de vins d'une couleur soutenue, révélant les arômes et les caractéristiques du millésime et de chaque appellation. Ces vins sont actuellement très charmeurs, plutôt souples dans l'ensemble, d'un rouge profond et aux arômes de petits fruits. Ils pourront être appréciés assez tôt.

 

 

2001. Comme les années précédentes, l'hiver a été plutôt doux. La végétation a donc démarré de manière précoce, puis son développement a été ralenti par quelques froids printaniers. Le passage de la fleur a lui aussi été délicat, au cours d'une fin de printemps froide. Ce ceci a entraîné une hétérogénéité d'évolution, que l'on a retrouvé jusqu'à la vendange. La maturation s'est déroulée dans de bonnes conditions de soleil et de températures, et nous avons récolté au cours de journées parfaitement ensoleillées, qui alternaient avec des nuits froides. Ces conditions étaient idéales pour parfaire l'équilibre des raisins, en assurant une bonne accumulation des sucres, le maintien d'un bon état sanitaire et un bon niveau d'acidité. Au cours des vinifications, l'extraction de la couleur s'est faite aisément et en douceur, et nous avons cherché à favoriser particulièrement la finesse du fruit et la délicatesse des arômes. A l'entonnage, les vins rouges présentaient une couleur rouge profond, vive, intense, et des parfums délicats de fruits rouges et noirs mêlés, bien mûrs. Cette couleur persiste au cours de l'élevage. Les tanins présents mais fins s'assouplissent petit-à-petit. Le bon niveau d'acidité en font des vins pleins, bien structurés, mais qu'il faudra attendre quelques années. Les vins blancs présentent une palette aromatique riche et complexe, une structure souple et une rondeur délicate. Ils semblent promis à un bel avenir.

 

 

2002. Une grande année. Les professionnels sont unanimes : les vendanges ont été exceptionnelles, et 2002 devrait être un très grand millésime pour la Bourgogne. Un été sec, une météo ensoleillée en septembre, de beaux raisins très concentrés en sucres, toutes les conditions ont été réunies cette année pour obtenir des vins charpentés et complexes, avec un très beau potentiel aromatique. Dès le début du mois de septembre, les richesses en sucres des raisins ont atteint des niveaux souvent exceptionnels, avec de très bons indices de maturité et un bon équilibre sucres - acidité sur chardonnay et pinot noir, comme sur gamay et aligoté. Conséquences de cette bonne maturité : les premières dégustations permettent de découvrir des vins rouges de couleur intense de nuance grenat, et dotés de très belles structures tanniques. Selon les degrés de maturité, les vins évoquent des arômes soutenus de fruits rouges et noirs. Ils présentent une grande diversité d'expression compte tenu de la maîtrise de la production et du soin apporté à la vendange. Les vins blancs, intenses et puissants, sont d'une grande richesse aromatique alliant fruité et minéralité. Ronds et longs en bouche, ils sont équilibrés et harmonieux. Les vins blancs et rouges du millésime 2002 expriment pleinement les caractères de leurs terroirs respectifs et présentent un beau potentiel de garde. Conditions climatiques : l'exception bourguignonne : Le cycle végétatif de la vigne a été marqué par la sécheresse. La maturité des raisins s'est déroulée par temps chaud et ensoleillé, ponctué de quelques orages. Ces conditions climatiques ont favorisé des phénomènes de concentration et préservation d'un bon état sanitaire. De plus, les vendanges ont bénéficié de conditions idéales associant ensoleillement et fraîcheur.